Observations du 15 août 2018

Saturne - Mars - M27

 

 

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Je vous prie de bien vouloir trouver ci-dessous un compte-rendu de notre nuit du 15 au 16 août 2018 au Champ du feu.

 

Un ami astronome était avec moi, ainsi qu’un astrophotographe très sympathique venu de Paris pour faire du tourisme astronomique au Champ du feu et dont nous avons fait connaissance.

 

Je suis arrivé sur site vers 19 heures, sous un ciel encombré de nuages. Vers 21 heures, ces nuages se sont entièrement évacués (en l’espace de seulement cinq petites minutes) vers le Nord-Est, laissant place à un ciel parfaitement dégagé et ce toute la nuit. Non seulement le ciel était dégagé, mais il était également d’une transparence cristalline. Je n’avais pas vu un ciel si pur depuis l’année dernière. L’humidité était modérée, de quoi laisser un peu de buée sur les instruments mais pas suffisamment pour constituer une gêne.

 

Nous avons tout d’abord au crépuscule pu admirer à l’oeil nu Vénus, la Lune, Jupiter, Saturne et Mars qui fermait la marche. Tous ces astres étaient alors visibles en même temps dans le ciel.

 

Une fois la nuit installée, de nombreuses étoiles filantes ont été aperçues.

 

Je fus émerveillé par une très belle Voie Lactée, au zénith et bien discernable.

 

En première partie de soirée, la Lune et son terminateur ont été observés, grossis 300 fois, avec un Dobson de 500 mm. L’impression d’immersion était totale, avec un très beau piqué. Puis a été pointé une jolie comète, dont la queue était perceptible dans l’oculaire. Ce fut ensuite au tour de M56 (un amas globulaire dont le coeur était superbement résolu par le Dobson) et d’une nébuleuse planétaire que je ne connaissais pas.

 

Le fait d’avoir montré Saturne au public lors de la Nuit des étoiles m’avait donné envie de l’imager avec mon T200, bien qu’elle était basse (moins de 20° d’élévation au plus haut).

 

Vous trouverez ci-dessous une image de Saturne, réalisée avec caméra planétaire, Barlow X5 et télescope Newton T200. Le traitement est très léger. J’aurais pu pousser les ondelettes pour la durcir, mais on aurait alors perdu son aspect « gazeux ». Par ailleurs, à faible traitement il semble que la division de Encke transparaisse aux extrémités Est et Ouest des anneaux, ce qu’un traitement plus dur avait paradoxalement tendance (après essais) à masquer. Je ne suis toutefois pas sûr que le pouvoir séparateur de mon télescope permette d’entrevoir cette division qui pourrait également résulter d’un artefact.

 

 

Une fois les acquisitions vidéo de Saturne réalisées, j’ai pointé le télescope vers Mars. Je n’avais guère d’illusion concernant Mars car la planète était encore plus basse que Saturne et les observations visuelles que j’en avais faites derrière l’oculaire lors des Nuits des Etoiles des 3 et 4 août ne laissaient guère apparaître des détails de surface.

 

Autant Mars est impressionnante à regarder à l’oeil nu dans le ciel depuis juillet, autant elle est décevante lorsqu’on la regarde à l’oculaire. Tous les astronomes avec qui j’en ai discuté semblent partager ce constat.

 

Il me semble que la tempête de sable géante qui sévit ou sévissait à sa surface n’est pas seule en cause. Le – trop – vif éclat de Mars (qui gagnerait à être filtré) conjugué à la turbulence et à la dispersion atmosphérique (faible élévation) doivent également contribuer à cette absence de détails perceptibles à l’oculaire.

 

Quoi qu’il en soit, je ne pouvais pas ne pas tenter au moins une acquisition vidéo de Mars alors que la planète était si « proche » de la Terre (environ 60 millions de kilomètres ce soir-là).

 

Vous trouverez ci-dessous l’image en résultant.

 

 

J’ai écourté drastiquement les temps de pose pour éviter que les quelques détails ne soient noyés dans la luminosité de l’astre.

 

Contrairement à ce que l’on pourrait croire en visionnant les images ci-dessus de Saturne et de Mars, la dispersion atmosphérique était très forte. Une aberration chromatique liée à l’épaisseur de l’atmosphère était manifeste sur les images brutes et a dû être traitée a posteriori (ce qui n'empêche pas la perte de résolution résultante à défaut de disposer d'un correcteur ADC).

 

Enfin, ces acquisitions planétaires terminées, j’ai par nostalgie du ciel profond décidé d’achever la nuit en imageant cette fois la nébuleuse planétaire M27.

 

Les images ci-dessous (dont un crop) sont issues de 69 poses de 60 secondes autoguidées, réalisées avec mon appareil photo.