Observations en date du 12 septembre 2020

 

NGC 6992, NGC 6995 et Mars

 

 

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Le 12 septembre 2020 je m'étais rendu au Champ du feu avec un ami.

 

Le ciel bien qu’exempt de nuages était légèrement laiteux en première partie de nuit et n’est devenu bien transparent qu’à partir de 23 H.

 

J’avais voulu imager NGC 6992 et 6995 (alias la Grande dentelle du Cygne), rémanent bien connu de supernova arborant ses couleurs rouge (émission de l’hydrogène) et bleue (azote / oxygène).

 

Le cadrage n’a pas été aisé en raison du ciel laiteux présent en début de nuit et de l’absence d’étoile remarquable dans le champ photographique.

 

L’image jointe est issue de 115 poses d’une minute réalisées avec l’EOS Ra réglé sur une sensibilité de 2500 iso.

 

J’ai perdu plus d’une centaine de poses en raison de la présence sur les images d’un fond légèrement rouge que j’imputais d’abord à la mauvaise qualité du ciel en début de nuit alors qu’il s’agissait en réalité de la trace laissée par la diode rouge de ma batterie présente sous le tube (en contrôlant mes brutes une fois chez moi je me suis rendu compte que ce halo rougeâtre avait d’un seul coup disparu et je me souviens avoir tourné ma batterie en cours de nuit de sorte qu’il n’y a pas de coïncidence)…

 

L’image ci-dessous a été compositée et traitée par photométrie (couleurs naturelles) avec le logiciel SIRIL (merci à ses concepteurs) :

 

 

En fin de nuit j’ai par ailleurs essayé d’imager la planète Mars qui se rapproche de son opposition (laquelle interviendra le 13 octobre 2020) et qui devient ainsi intéressante à observer.

 

Comme il y a toujours un hic, la turbulence était exceptionnellement forte contrairement au ciel bien stable qu’annonçaient les sites météo.

 

L’image de Mars virevoltait en permanence et avec frénésie sur l’écran de l’ordinateur.

 

Afin d’avoir une chance de figer quelques moments de stabilité invisibles à l’œil, j’avais augmenté la cadence de la caméra à 150 images par seconde.

 

La caméra utilisée est l’ASI 178 de la SAFGA qui présente l’avantage d’avoir de petits photosites et d’offrir ainsi en théorie une bonne résolution.

 

Sur l’image ci-dessous il me semble apercevoir certaines structures comme la calotte polaire Sud, Mare Sirenum voire... Olympus Mons lequel est très difficile à percevoir car sa couleur ne se démarque pas suffisamment de la plaine qui l’entoure. Généralement Olympus Mons est bien perceptible lorsque des nuages restent accrochés à ses flancs (offrant un contraste) ce qui n’est pas le cas ici.

 

L’on s’aperçoit également que Mars semble légèrement gibbeuse.

 

 

A noter que je ne suis pas un spécialiste de la géographie martienne. Il se peut donc que les structures géographiques et/ou géologiques que j’indique ci-dessus ne soient erronées.

 

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