Observations en dates des 16, 17 et 18 juin 2013

 

 

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Observations en dates des 16, 17 et 18 juin 2013.

 

Localisation : Champ du feu (altitude 1 000 m environ) / forêt de la Robertsau (plaine)

 

Dispositif : reflex numérique avec objectif 18-55 mm / reflex numérique + télescope Newton 130 – 650 mm

 

 

Je n'ai jamais eu de chance avec Saturne. Cela fait depuis le printemps de l'année dernière que j'essaye de la photographier, en vain : bague d'adaptation de l'appareil photographique livrée avec plusieurs mois de retard suite à une commande, alors que Saturne était devenue trop basse à l'horizon pour être photographiée ; puis mauvaises conditions météorologiques en ce début d'année (nuages, pluie) etc.   

 

Ce mois-ci j'ai donc décidé de retenter ma chance.

 

En date du dimanche 16 juin 2013 alors que les nuages avaient - enfin - disparu, je me suis rendu avec un membre de mon Association (Dominique) au Champ du feu afin d'observer et de photographier Saturne. En plaine dans la journée le ciel était bleu. Cependant, une fois arrivés au Champ du feu le soir, des nuages se sont amoncelés et un voile d'humidité s'est constitué empêchant toute observation. Après avoir papoté avec deux autres astronomes également présents sur place, nous décidons de rebrousser chemin et de rentrer.

 

Le 17 juin 2013 sous une canicule écrasante, le ciel en plaine d'Alsace était à nouveau parfaitement dégagé. D'après les informations collectées, il l'était également en montagne au Champ du feu. De nature un tantinet têtu, je décide donc de remonter au Champ du feu en soirée, persuadé que le ciel me sera - cette fois - favorable. Le second membre de l'Association m'accompagne à nouveau. Malheureusement, en sortant de la voiture et après avoir levé la tête vers le ciel pour le jauger une certaine appréhension me saisit : des nuages se sont finalement formés, filtrant la lumière du Soleil lors de son coucher. La scène étant emprunte d'un certain esthétisme, je la photographie :

 

Nous patientons, espérant que l'évolution du ciel nous sera favorable et que ces nuages finiront par se disperser. Que nenni ! Certains nuages commencent à craquer, déversant leur eau devant le Soleil couchant et créant un beau jeu de lumière :

 

Pariant toujours sur une amélioration de la météo, nous restons sur place et la nuit tombe. Je commence à régler mon télescope afin de pointer Saturne que nous apercevons enfin au-dessus de l'horizon, poursuivant la Lune.

 

Une fois mon télescope réglé et alors que je m'apprêtais à viser Saturne, l'état du ciel se dégrade brusquement. D'épais nuages passent devant Saturne empêchant une fois de plus son observation. La situation empire encore, un orage éclatant à proximité de notre emplacement. La foudre surgit des nuages. Ce soir-là, Zeus avait résolument décidé de voler la vedette à Saturne :

 

Là je me souviens que Saturne est apparentée dans la mythologie à Cronos et que les choses ne s'étaient pas très bien passées entre ce dernier et Zeus…

 

Captivé sur le moment par le spectacle de cet orage, la raison finit par reprendre le dessus.

 

Nous laissons cette querelle mythologique de famille derrière nous (afin de ne pas en devenir des victimes collatérales) et redescendons sagement vers Strasbourg à l'abri dans notre cage de Faraday (alias "voiture").

 

Le lendemain soit le 18 juin, alors que le ciel est à nouveau dégagé, je ressens une certaine amertume en repensant à mes deux précédentes soirées d'observation avortées. Cette fois je change de plan sur un coup de tête : au lieu de remonter encore une fois au Champ du feu, je plante mon télescope à proximité de la forêt de la Robertsau, en plaine près de Strasbourg. Je patiente, attendant de pied ferme Saturne. La belle finit enfin par apparaître. J'oriente le télescope vers elle. Manque de chance (décidemment…) : à ce moment précis elle passe derrière un voile d'humidité formé du fait de la chaleur étouffante ayant régné plus tôt dans la journée (environ 36 °C). La turbulence atmosphérique est également très forte, déformant l'image dans l'oculaire. De plus, le faible éclat de Saturne qui réussit à transparaître du voile nuageux est parasité par celui - insolent - de la Lune toute proche. Je parviens toutefois à observer Saturne et à prendre cette photographie floutée mais l'on distingue l'anneau (l'essentiel est donc sauf) :

 

 

En fin de soirée, assailli par une armée de moustiques me harcelant je décide de me replier et de remballer mon matériel, rentrant chez moi néanmoins le cœur léger (en dépit d'une vingtaine de piqures de moustiques dénombrées) car j'avais enfin pu contempler la belle parée de ses anneaux.

 

Je réessayerai de fixer l'image de Saturne lorsque les conditions atmosphériques seront propices, en espérant que d'ici là la planète ne soit pas trop basse à l'horizon au risque de devoir attendre une année de plus...  

 

La suite au prochain épisode…