Observations en date du 1er septembre 2018

 

 

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En dépit de l’incertitude météorologique, nous étions cinq à tenter notre chance dans le cadre d'une sortie astronomique à Cosswiller.

 

Nous fûmes accompagnés de vaches présentes dans un pré situé juste à côté et qui nous regardaient, curieuses, en train d’installer notre matériel.

 

Je dois encore préciser qu’il y avait parmi elles un taureau, imposant et massif mais qui n’avait pas l’air belliqueux.

 

Son propriétaire, avec qui nous avons pu discuter, nous à confirmés qu’il s’agissait d’une force tranquille.

 

Plus inquiétant, un groupe de nuages dense est arrivé vers 23 H puis s’est évacué après minuit.

 

Les nuages ne sont revenus que vers 5 heures du matin alors que nous avions terminé nos tâches respectives et au final nous avons eu un ciel essentiellement dégagé.

 

Cette soirée fut l’occasion pour certains de tester du matériel (orientation du télescope grâce au gyroscope inventé par Richard, mises en stations etc) et pour d’autres de faire de l’imagerie.

 

Pour ma part j’ai attendu la Lune afin de pouvoir imager le cratère Platon.

 

Je n’avais guère d’illusion car la turbulence était annoncée comme très forte et le fut réellement, avec des étoiles qui scintillaient jusqu’au zénith.

 

J’avais prévu de commencer l’imagerie vers 2 H 30, une fois la Lune suffisamment haute (à partir de 30° d’élévation)

 

Impatient, je comptais les heures, les minutes, regardant régulièrement ma montre – en plus du ciel – jusqu’au moment propice.

 

A 2 H 30 précises, j’ai – enfin – allumé mon ordinateur pour commencer les prises de vue avec ma caméra.

 

J’ai in fine pu commencer l’imagerie avec une cadence d’images adaptée à la très forte turbulence qui régnait.

 

Vous trouverez ci-dessous l’image du cratère Platon en résultant, avec Barlow x5 :

 

Il n’y eut en tout et pour tout que quelques fractions de secondes de stabilité au milieu d’une turbulence frénétique à haute fréquence.

 

Cela aurait pu être beaucoup mieux dans de bonnes conditions.

 

Vous observerez, dans l’enceinte de Platon qui mesure environ 109 kilomètres de diamètre, quelques petits craterlets.

 

De même au niveau de sa paroi dont une caractéristique est par ailleurs de présenter une partie en éboulement.

 

Platon serait un cratère d’impact mais son enceinte ne présente curieusement pas de pic central comme on pourrait s’y attendre.

 

L’enceinte s’est ainsi probablement remplie de lave, recouvrant le pic supposé.

 

La rainure sinueuse visible sur l’image en haut à droite, à savoir Rimae Plato, témoigne par ailleurs du passé volcanique de cette zone.

 

Rimae Plato – comme à ma connaissance toutes les rainures lunaires – serait un ancien tunnel de lave dont la partie supérieure se serait effondrée.