Observations en date du 30 avril 2019 : Sextet de Seyfert NGC 6027

 

 

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Je vous prie de bien vouloir trouver ci-dessous un petit retour au sujet de notre nuit du 30 avril au Champ du feu.

 

Le ciel était correct. A l’exception d’une incursion de nuages peu avant minuit (et durant un peu moins d’une heure), le ciel était dégagé mais un taux d’humidité important faisait qu’il n’était pas d’une très bonne transparence.

 

Ce taux d’humidité, lié aux pluies des jours précédents, est resté juste en dessous de la limite de l’acceptable en ce qu’il n’a finalement pas généré (contrairement à quelques craintes initiales) de problème de condensation sur les miroirs.

 

Les températures étaient froides et une formation de givre a été observée.

 

S’agissant des aspects météo positifs, le vent était aux abonnés absents et la turbulence exceptionnellement faible.

 

Un ami a sillonné le ciel avec son Dobson de 500 mm, permettant comme à son habitude aux personnes présentes d’en profiter et de se rincer l’œil. Je me souviens d’y avoir vu, entre autres objets, le majestueux amas globulaire M13 très bien résolu et qui semblait présenter en visuel une sorte de structure « filamenteuse » assez curieuse. Une fois la nuit bien avancée, nous observâmes également une très belle Jupiter qui, bien que basse sur l’horizon, semblait particulièrement stable. Vint ensuite le tour de Saturne.

 

Pour ma part au cours de cette soirée j’avais jeté mon dévolu sur des galaxies lointaines (environ 190 à 220 millions d’années-lumière) en interaction gravitationnelle à savoir le Sextet de Seyfert, alias NGC 6027 situé dans la constellation du Serpent et découvert par le Français Edouard Stéphan, ancien Directeur de l’Observatoire de Marseille.

 

Le Sextet est crédité d’une magnitude apparente allant de 13,4 à 16,89.

 

Par ailleurs, le diamètre apparent de cet ensemble de galaxies s’étend sur une surface de seulement 2’ sur 1,6’ (contre 4,2’ sur 3,5’ par exemple pour le Quintette de Stephan).

 

Afin de mettre toutes les chances de mon côté, j’avais exceptionnellement sorti « l’artillerie lourde » en utilisant caméra ASI 224 MC, ordinateur et système d’autoguidage.

 

625 poses unitaires de 20 secondes (par chance il n’y avait pour rappel pas de vent et la turbulence était faible) ont été utilisées avec gain à 300.

 

NGC 6027 est si faible que sur les images brutes de 20 secondes avec gain à 300 je ne voyais rien sauf trois taches à peine perceptibles et je n’étais alors même pas sûr d’avoir visé le bon objet.

 

Ceci étant, sur l'image compositée les extensions du Sextette sont visibles et notamment :

 

-          la faible queue de marée présente en haut à gauche de l’ensemble,

 

-          et la galaxie en forme de fuseau au bas de l’ensemble (NGC 6027c, de magnitude proche de 17).

 

Ces éléments étaient invisibles sur les images brutes.

 

Sur l’image ci-dessous, une petite galaxie de magnitude 21,5 a été repérée.

 

Le mode drizzle x2 a été activé pour compositer l’image.