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Observations du 11 et du 26 octobre 2025

 

Comète C/2025 A6 Lemmon

 

 

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1/ Observations du 11 octobre 2026 depuis le massif des Vosges

 

En termes de luminosité, Neowise n'était pas Hale-Bopp, Tsuchinshan n'était pas Neowise et Lemmon C/2025 A6 - en dépit de sa médiatisation - n'était (du moins en cette soirée du 11 octobre 2025 depuis l'Alsace) pas Tsuchinshan.

 

La photo de la comète C/2025 A6 Lemmon ci-dessous a été prise depuis le Massif des Vosges le 11 octobre 2025 et est issue d'une pose de 6 secondes à 5000 ISO, sans suivi (sur trépied) avec un appareil Canon EOS RA et un objectif TAMRON 70-200mm G2 réglé sur une focale de 70 mm (pour le paysage) et ouvert à 2.8.

 

Il faut préciser que la comète était alors très basse (un peu plus de 9° seulement) de sorte que sa luminosité était affectée par un phénomène d'extinction atmosphérique.

 

Plus tôt dans la soirée, la comète était un peu plus haute dans le ciel mais sa lumière était alors trop diluée dans le halo crépusculaire.

 

Il a donc fallu attendre que le halo du ciel diminue, au prix d'une comète plus basse, en guise de compromis.

 

Le coucher du Soleil, dont le rouge flamboyant s'étendait à tout l'horizon Ouest, a permis de patienter en contemplant un spectacle splendide.

 

Un mauvais vent froid et chargé en humidité, très désagréable, était cependant omniprésent. L'air était saturé en humidité à tel point que l'appareil photo, l'objectif et même mon sac à dos étaient entièrement recouverts de gouttes d'eau.

 

J'ai dû essuyer la lentille de l'objectif avant chaque pose...

 

Les nuages se sont toutefois heureusement tenus à distance, restant cantonnés aux basses couches. Le site où j'étais situé, plus en hauteur, est resté préservé de leur passage.

 

C2025 A6 LEMMON

 

La montagne visible au loin est le Donon.

 

C/2025 A6 Lemmon est une comète non périodique qui passera au plus proche de la Terre le 21 octobre 2025. D'ici là, elle devrait donc encore gagner en luminosité.

 

2/ Observations du 26 octobre 2025 depuis la Robertsau (Strasbourg)

 

Alors que le temps restait globalement très perturbé, en date du 26 octobre 2025 quelques éclaircies sont intervenues en soirée.

 

Il s'agissait pour moi de la dernière possibilité d’observer la comète C/2025 A6 LEMMON laquelle allait ensuite commencer à baisser dans le ciel.

 

À défaut de disposer du temps nécessaire, je suis sorti à côté de chez moi à la Robertsau, sans télescope ni monture, juste avec un appareil photo et un trépied.

 

Les photos ci-dessous ont toutes été réalisées avec des temps de pose de 2 secondes, compte-tenu de l'absence de monture, de suivi sidéral (risque de filé) et du fait que le fond de ciel - assez pollué - montait immédiatement.

 

La première photo ci-dessous a été prise avec un objectif ouvert à 2.8 et une focale de 70 mm à 5000 ISO :

 

C2025 A6 LEMMON

 

La deuxième photo ci-dessous a été prise avec un objectif ouvert à 2.8 et une focale de 135 mm à 5000 ISO :

 

C2025 A6 LEMMON

 

Enfin, la troisième image ci-dessous est issue de 5 photos de 2 secondes de pose chacune (prises avec l'objectif ouvert à 2.8, à 135 mm de focale et 5000 ISO), sans darks, flats ni offsets, prétraitées sous PHOTOLAB puis alignées manuellement sous GIMP via sa fonction de calques.

 

C2025 A6 LEMMON

 

Cette méthode non conventionnelle a été utilisée compte-tenu de l'absence de monture et de suivi sidéral et ainsi de la problématique du filé d'étoiles.

 

En dehors du contexte décrit ci-dessus, ces temps de pose unitaires très courts de 2 secondes sans suivi sont déconseillés en ciel profond dans la mesure où ils ne permettent pas d'atteindre la dynamique qui aurait été celle de poses unitaires plus longues avec suivi.  

 

D'ailleurs, contrairement à ce que je peux lire parfois, 5 x 2 secondes compositées (dans notre exemple) n'équivaut pas (en astrophotographie et en dynamique résultante) à une pose unitaire de 10 secondes et ce quelle que soit la sensibilité du capteur utilisé.

 

La raison principalement (car il en existe d'autres) en est que sous un certain seuil, les extensions les moins lumineuses d'un objet sur les photos unitaires seront (lors de la phase de compositage) traitées comme le bruit et estompées. 

 

À signaler au cours de cette soirée une très importante gêne engendrée par la prolifération satellitaire, laquelle ne fera malheureusement qu'empirer dans l'indifférence quasi générale (cf. le lien suivant à ce sujet : https://astro.julienquirin.fr/l_aigle_transperce_ou_la_nuit_assassinee_principale.htm).

 

Il a quasiment été impossible de prendre une photo de 2 secondes sans une ou plusieurs traces de satellites...

 

Indépendamment de cette problématique, que ce soit le 11 ou le 26 octobre 2025, je n’ai pu distinguer la comète à l’œil nu.